La Fondation québécoise de la maladie cœliaque devient Cœliaque Québec ! Cette dénomination allégée va de pair avec un logo simplifié. L’épi de blé, qui faisait office d’emblème de l’organisation depuis plus de 30 ans, laisse aujourd’hui sa place à un rectangle bleu encadrant en partie le nouveau nom de l’organisme.

Ces transformations n’ont rien d’une simple coquetterie ! Elles se sont plutôt opérées en suivant une démarche rigoureuse, en mobilisant l’expertise de plusieurs intervenants et en respectant des balises très précises.
« Avant de me joindre à l’organisme en 2016, mon métier consistait à gérer et à faire rayonner des marques, raconte Edith Lalanne, directrice générale de Cœliaque Québec. J’ai tout de suite repéré certaines lacunes concernant le logo de la fondation : il n’y avait pas de normes graphiques établies, ce qui rendait parfois son utilisation difficile. Le mot " cœliaque " était aussi celui qui ressortait le moins dans le logo. Pourtant, c’est là le cœur de notre mission, la maladie cœliaque, les gens qui en sont atteints et à qui on veut faciliter la vie. »

Ces transformations n'ont rien d'une simple coquetterie ! ....
Créé dans les années 80 par une toute petite équipe de bénévoles, et sans les ressources d’aujourd’hui, le logo avait besoin d’un rafraîchissement pour mieux s’inscrire dans les tendances actuelles. « Un logo, c’est rarement éternel, confirme d’ailleurs à ce sujet Edith Lalanne. Il faut savoir lui apporter un peu d’amour. Je dis souvent qu’un logo nécessite une petite mise en plis de temps en temps, mais que parfois, un changement plus drastique s’impose. »

Les valeurs au cœur de nos actions

Pour Marc Lapointe, président du conseil d’administration de Cœliaque Québec, la première étape consistait à prendre le temps de se poser plusieurs questions dans le cadre d’une planification stratégique. « Pour nous assurer de passer à travers ce processus de positionnement, nous avons fait appel à la firme montréalaise Phil qui se voue à l’accompagnement des organismes à but non lucratif. Nous savions donc que ces gens seraient en mesure de bien saisir notre réalité, nos limites et les contraintes avec lesquelles on compose. »

Les membres de l’équipe et du conseil d’administration se sont réunis avec ces experts pour établir les valeurs de l’organisme. « Cette démarche nous a permis de définir nos grands axes d’action, de préciser notre mission, et, surtout, de cerner les valeurs qui constituent notre moteur », soutient Marc Lapointe.

Crédibilité, accessibilité, cohérence, empathie et générosité : voilà les cinq valeurs qui ont été élues comme lignes directrices. Un comité de communication réunissant des membres de l’équipe ( Valérie Borduas et Edith Lalanne ) et du conseil d'administration ( Andrée-Lise Therrien, Karolyne Auger et Marc Lapointe ) a ensuite été formé pour pousser l’exercice encore plus loin : « Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises pour prendre part à des remue-méninges et à des discussions. Au terme du processus, le nouveau nom de Cœliaque Québec s’est imposé », relate M. Lapointe.

Un nom qui en dit long

« En ne conservant que les mots "cœliaque" et "Québec", on lance un message clair, net et précis : on s’occupe des personnes cœliaques et on le fait au Québec, soutient Edith Lalanne. On délimite ainsi plus directement nos champs d’expertise et d’intervention. Tout en gardant notre mission première, on voulait s’inscrire comme LA référence au Québec pour tous ceux qui pouvaient être concernés de près ou de loin par la maladie : ceux qui en sont atteints, mais aussi les professionnels de la santé, les instances gouvernementales, l’industrie alimentaire et le milieu de l’éducation. »

Tout comme le mot « maladie » qui a pu disparaître parce que sous-entendu dans « cœliaque », le choix de faire disparaître le mot « fondation » n’est pas non plus fortuit. « Pour ajouter de la précision à notre titre, nous avons décidé de prendre de la distance par rapport à l’idée de fondation, même si techniquement on en demeure une, expose Marc Lapointe. Une fondation amasse généralement des fonds pour les redistribuer. Nous, ce sont des services que nous offrons. »

Quant au magazine que vous tenez entre les mains, il allait de soi de modifier son nom, pour éviter la redondance, nous l’avons simplement appelé Le Magazine Cœliaque Québec.

Cure de jeunesse

Pour accompagner ce nouveau nom, le besoin d’un logo plus facilement reconnaissable et plus rassembleur s’est vite fait sentir. Encore une fois, l’expérience et les connaissances d’une firme spécialisée en image de marque ont été mises à profit. « Notre choix s’est arrêté sur une coopérative qui s’appelle Belvédère Communication, relate Edith Lalanne. Leur équipe a tout de suite compris notre philosophie, si bien que le processus de création s’est fait de manière simple et agréable. Ils nous ont fait trois propositions et l’une d’elles a fait l’unanimité. »

Le rectangle autour du mot cœliaque représente ainsi l’esprit de collaboration qui règne au cœur de la mission de Cœliaque Québec : « On met beaucoup d’efforts à rassembler tout le monde lié à cette condition pour faire avancer la cause », déclare Mme Lalanne.

« Nous avons maintenant l’impression de posséder une image qui reflète parfaitement notre identité et notre mission, renchérit Marc Lapointe. Nous voulions entreprendre nos prochaines années de croissance avec une approche plus jeune et plus dynamique et nous nous sentions plus que jamais prêts et solides à nous engager dans cette voie. »

Par Clémence Risler

Tiré du magazine Coeliaque Québec Vol 36 N° 3, Hiver 2019
 
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