Bianca Lemelin

J’avais 23 ans quand j’ai reçu le diagnostic de la maladie cœliaque. Des larmes chaudes coulaient sur mes joues à la sortie de mon premier rendez-vous chez la nutritionniste. Ma vie venait de changer pour toujours. Pour le pire, mais aussi pour le mieux, comme j’allais le constater beaucoup plus tard...

Le sentiment de privation

Après le diagnostic, m’alimenter est devenu une source de complications, car qui dit maladie cœliaque dit restrictions. La liberté de manger ce que l’on veut sans se poser de questions devient chose du passé. Les sorties au restaurant, les repas chez la famille ou les amis, les voyages; plus rien n’est sûr. Se nourrir ne se résume pas uniquement à un besoin fondamental, c’est aussi un plaisir de la vie qui revêt un caractère social. Le sentiment de privation m’a donné l’impression de perdre une partie de ma liberté. C’est difficile à accepter quand on est une jeune femme active socialement et passionnée de voyages. Je devais donc faire le deuil de ma «vie d’avant».

Par Bianka Lemelin
Article paru dans le magazine Info Coeliaque Vol 35 N° 3 Hiver 2018
 

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