Montage photo Camp familial

C’était ma première expérience au camp le P’tit Bonheur.

Cette œuvre de la Fondation Père Sablon a pour mission d’aider les jeunes de tous les milieux à se réaliser par de passionnantes  activités sportives. Avec son terrain de 6 km2, ses 6 lacs et ses nombreux sites extérieurs, cet endroit paradisiaque nous a accueillis pour un séjour des plus mémorables.

Nous sommes donc arrivés le vendredi soir. Un des moniteurs nous attendait assis sur un rocher à une croisée de chemins pour nous indiquer la bonne direction à prendre. Dans le stationnement, d’autres moniteurs nous ont indiqué le chemin à suivre pour aller déposer nos valises. J’étais déjà agréablement surprise par la prise en charge et le service à la clientèle courtois qui se sont avérés, je l’avoue, au-delà de mes espérances. Le premier soir, nous nous sommes installés et tous les invités se sont rassemblés dans la grande salle communautaire. Le moniteur en chef nous a expliqué le déroulement des deux jours à venir. Les plus jeunes enfants ont été pris en charge par la monitrice. Les ados se sont bien entendu retrouvés à l’arrière de la salle à analyser la situation. «Mais pourquoi donc papa et maman m’ont amené ici ?», se disent-ils sans doute.

À la grande joie de tous, des collations nous ont été servies. Vous savez ce qu’il y a de beau avec les collations ? C’est rassembleur. Les gens ont commencé à échanger dans la file d’attente, se racontant leurs histoires, comment ils ont su que leurs enfants étaient cœliaques. Tout au long du week-end, il y en aura beaucoup des histoires ! Certaines sont heureuses, car le diagnostic a été relativement facile à obtenir. D’autres sont plus difficiles. Le diagnostic a été long et ardu à avoir. Mais cette fin de semaine là, nous avions tous un point en commun : tous les membres des familles mangeaient sans gluten, et comme tout était pris en charge, nous pouvions nous laisser aller.

Enfants au camp Le P'tit BonheurPendant les journées de samedi et dimanche, il y avait des activités pour tous les goûts et tous les âges. Hébertisme, paddle board, frisbee golf, tir-à-l’arc, kart à pédale, jeux gonflables sur l’eau, kayak, baby-foot géant, coloriage, courses, jeux d’habiletés, ateliers de cuisine où les participants en ont profité pour échanger des trucs, jeux-questionnaires pour papa et maman et j’en passe. Pendant deux jours, nous nous sommes laissés porter au gré des activités, et notre seule préoccupation était d’en profiter pleinement.

Au moment des repas, la magie de la cafétéria a opéré ! Avant chacun de ceux-ci, nous nous rejoignions tous dans la salle communautaire. Les animateurs nous racontaient des histoires pour nous faire patienter. Lorsque les gens de la cuisine étaient prêts et qu’on nous annonçait que c’était prêt, les jeunes couraient vers la cafétéria comme s’ils n’avaient pas mangé depuis une semaine. Personnellement, j’étais très impressionnée, car je dois avouer que chez moi, lorsque j’appelle mes fils pour le repas, la réponse que je reçois ressemble davantage à : «oui, j’arrive  dans pas long !». Quel bonheur de voir cet enthousiasme à l’annonce des repas !

Le dimanche en fin d’après-midi, l’heure du départ a sonné. Durant cette fin de semaine, des liens se sont créés, des nouvelles amitiés sont nées. Ce séjour nous a permis de décrocher totalement et de nous faire gâter par les passionnés que sont les employés du camp le P’tit Bonheur. J’ai déjà hâte à l’an prochain pour revivre l’expérience. J’espère que de nouveaux enfants cœliaques et leurs parents pourront vivre cette aventure si enrichissante à tous les points de vue.

Consultez le magazine Printemps-Été 2018 Vol 35 N°1 pour obtenir toute l'information concernant le camp 2018 qui aura lieu les 31 août, 1er et 2 septembre 2018.

Par Edith Lalanne