Coureurs de la FQMC au Bromont Ultra

36 coureurs - 6 bénévoles - plein de donateurs
Le rêve

Dans l’infolettre du mois d’avril 2017, je vous partageais mon rêve de former une équipe pour courir 160 km à relais au Bromont Ultra et ainsi donner un maximum de visibilité et de financement à la FQMC. Cinq coureurs ont accepté de relever le défi avec moi.

Coureurs et bénévoles, des gens de coeurLa préparation

Au cours des mois précédant l’événement, j’ai trouvé d’autres équipes et coureurs qui s’étaient inscrits pour soutenir notre cause. J’ai donc commandé des t-shirts « J’appuie la FQMC » afin que chaque sportif puisse promouvoir la fondation pendant ses entraînements et surtout pendant la course. C’était aussi une façon de repérer mon monde sur le site.

Pour le week-end ultime, c’est toute la famille qui a été mise à contribution. Mes parents comme bénévoles, mon conjoint Carl dans mon équipe de 160 km à relais et mes deux garçons, Maxime et Hugo, pour le 6 km individuel. Afin de vivre pleinement l’aventure, nous sommes arrivés le vendredi soir avec notre roulotte pour nous imprégner des lieux, repérer les endroits stratégiques des départs de nos coureurs et prévoir comment on animerait la station du Lac Gale. Ce point de ravitaillement avait pour objectif de démontrer notre appui aux participants qui soutenaient la FQMC.

Le grand départ

Samedi midi. C’est l’heure du départ pour le 160 km à relais. Malgré le soleil du matin, les nuages se font de plus en plus menaçants. Mais comme dirait l’adage, les champions de la FQMC ne sont pas faits en chocolat !
L’ambiance est électrisante ! Il y a l’annonceur qui commente l’arrivée des coureurs au fil d’arrivée, Gilles Poulin ( l’organisateur du Bromont Ultra ) qui donne des instructions pour ne pas se perdre dans la forêt, la musique pour stimuler tous nos sens... Bref, il faut crier pour s’entendre parler, mais qu’à cela ne tienne, l’adrénaline est à son maximum.

Tout au long de la journée de samedi, ce sera une succession de départs. À midi, c’est celui de mon équipe. Puis, à 14 h, les coureurs du 12 km s’élancent sur le chemin tracé. La pluie s’est mise de la partie, mais heureusement, il ne fait pas trop froid. À 15 h, c’est le départ du 6 km. Mes deux garçons y prennent part. Leur papa Carl et moi les encourageons de toutes nos forces. Je suis rassurée, car d’autres coureurs de la FQMC participent à cette épreuve et veilleront sur eux. Puis, à 16h30, nous allons encourager les plus courageux d’entre tous, ceux qui, du haut de leurs 6, 9 et 10 ans, s’engagent dans le grand défi du 2 km.

Solidaires au cœur de la nuit

La pluie a cessé, la noirceur s’installe. En soirée, mon équipe est dans le feu de l’action. Les kilomètres s’ajoutent au compteur. Malgré la lampe frontale, j’ai un peu peur de m’aventurer dans la montagne et de m’y perdre, et ce, même si j’ai fait le parcours du 6 km l’an dernier. Et je dois avouer que je crains les satanées couleuvres ! J’opte donc pour faire trois fois la boucle du 2 km. Malgré la journée qui s’étire et la noirceur, j’ai de l’énergie à revendre. En 10 ans de course, je n’ai jamais couru aussi vite sur cette distance. Je suis très fière de moi. Vers 1h du matin, mon équipe a déjà parcouru 74 km au total.

Repos de courte durée

Pour moi, la nuit aura été courte. À 3h30 du matin, un autre départ prend son envol, celui du 80 km individuel et à relais. Je me dis qu’il faut être complètement zélé pour courir ainsi au plus creux de la nuit. Mais le ciel est clair et la lune illumine le site.

Je me lève donc pour aller encourager tout ce beau monde. La fatigue commence à se faire sentir. J’ai oublié de mettre mes verres de contact et je n’ai plus de voix. Heureusement, j’ai la chance de prodiguer mes encouragements à l’équipe familiale de Céline Breton, déléguée de la FQMC, mais je n’ai pas la chance d’offrir mon soutien à toutes celles qui se mettent en branle. Je pense à eux très fort. Je prends pleine conscience de l’exploit que chacun accomplit en se mobilisant pour financer les activités de la FQMC. Je remercie la vie de pouvoir vivre ces moments riches en émotions.

Cœliaques ou non, ils ont toute mon admiration

Je retourne me coucher et je mets mon cadran à 7 h pour voir le départ de deux coureurs que je connais uniquement via les médias sociaux et qui courent pour un membre de leur famille qui est cœliaque. Ce n’est pas moins de 55 km qui les attendent. J’arrive au départ, ils sont déjà partis. Je suis tellement triste de les avoir manqués ! J’aurais tant aimé leur dire merci pour leur engagement !

La journée bat son plein, il pleut, il vente. Les conditions sont très difficiles pour les coureurs, mais vers midi, le soleil se pointe enfin. J’entends au micro l’annonce de l’arrivée du dernier coureur de l’équipe Kronobar. Je vais les rejoindre illico. Toute l’équipe est là. Vous vous imaginez ? 10 personnes que vous ne connaissez pas, qui ne sont pas cœliaques, et qui courent pour votre cause. C’est très émouvant. Je les remercie et leur serre tous la main. Ça me touche beaucoup quand des gens posent des gestes concrets pour nous aider. En fait, je suis pleine admiration. Leurs sourires reflètent le profond sentiment de fierté de ceux qui se sont dépassés physiquement, en plus de contribuer à une noble cause.

Ravitaillement et visibilité à la station Gale

Dans la matinée, je vais encourager les coureurs qui passent par la station Gale. C’est là que nous pouvons maximiser la visibilité de la FQMC et sensibiliser les coureurs à la cause. C’est donc armé d’un bâton que l’on cogne sur une bouteille d’eau vide de 18 litres que nous accueillons chaque coureur. Certains nous ont dit que c’est la station où les encouragements étaient les plus sincères et motivants. Notre enthousiasme a donc laissé un bon souvenir dans la tête des participants, et ce, grâce à nos merveilleux bénévoles.

Le dernier sprint

La journée tire à sa fin et l’un de nos coureurs, Simon Garneau, qui ajoute 80 km au 160 km de notre équipe, n’est toujours pas arrivé. Nous décidons donc de faire le dernier 6 km en l’attendant ( il faut se rappeler que nous avons parcouru 74 km hier + 80 km aujourd’hui ). Ces 6 derniers kilomètres sont importants si on veut relever notre défi. Carl fait une première boucle de 2 km, j’enchaîne ensuite avec un autre 2 km et finalement, mes trois hommes parcourent les 2 derniers kilomètres.

Simon n’est toujours pas arrivé. Puis au fil d’arrivée, nous les voyons au loin. Mon conjoint et mes fils ont croisé Simon sur le dernier kilomètre avant la ligne d’arrivée. C’est donc tous ensemble qu’ils franchissent la marque symbolique. C’est l’effusion de joie et de larmes. Quelle performance !

Il est 17 h, les athlètes du 55 km ne sont toujours pas rentrés. Comme je les ai manqués ce matin, j’aurais bien aimé les accueillir à leur arrivée. Mais mes garçons sont épuisés de leur week-end et veulent rentrer à la maison. Ils ont beaucoup donné, alors j’acquiesce.

Mon prochain rêve

Sur le chemin du retour, nous nous trouvions bien chanceux d’avoir vécu cette expérience en famille. Celle-ci nous a non seulement rapprochés, mais a sensibilisé mes enfants à donner de leur temps pour une cause qui les touche. Mon souhait pour l’an prochain ? 70 coureurs qui embarqueraient dans cette folle aventure et qui nous aideraient à lever des fonds pour la FQMC.

En terminant, un immense merci aux organisateurs, aux coureurs, aux bénévoles et aux donateurs. Le montant final amassé dans le cadre du Bromont Ultra 2017 sera dévoilé dans la prochaine édition de l’Info Cœliaque dont le thème sera le sport et la maladie cœliaque.

Quelques coureurs de la FQMC au Bromont Ultra