Soirée au chalet d’un ami. Au programme : jeux et alcool. Étant diagnostiquée cœliaque depuis peu, j’ai apporté de la bière blonde sans gluten. C’est donc un premier essai. J’ouvre une canette et avale une gorgée de la boisson. Je ne suis pas une grande amatrice de bière, mais je dois admettre que celle-ci a très bon goût! Qui plus est, je ne dénote aucune différence significative avec le goût de la bière traditionnelle. Curieux, deux de mes amis m’en demandent une gorgée (avant de boire la leur, pour éviter la contamination croisée) et me confirment qu’ils ne perçoivent aucune différence et qu’elle se boit bien. Je m’en réjouis!
 
Parmi les personnes présentes au chalet, il y en a une qui se montre plus sceptique que les autres. Celle qui ne saisit pas le but d’un régime sans gluten, outre pour la « mode », et pour qui le « gluten » est un terme extraterrestre provenant d’une galaxie éloignée. Bon, je ne peux pas la blâmer, car je n’avais moi-même aucune idée de ce dont il s’agissait avant de recevoir le diagnostic de maladie cœliaque. Sans même goûter à ma bière, cette personne s’exclame avec hargne : « Ark, de la bière sans gluten! ». J’ai soudainement un goût amer dans la bouche, et ce n’est pas à cause de l’alcool…
 
À la fin de la soirée, cette même personne, passablement réchauffée, me relance au sujet de ma « bière au gluten ». Au gluten? Décidément, elle n’y comprend rien. En fait, l’absurdité de ses propos m’amuse. Il vaut mieux en rire, non?
 
Cheers!

Article de Bianka Lemelin