FAQ

Généralement, quelques changements dans les habitudes de vie permettront de contrer la constipation. Une augmentation graduelle des fibres alimentaires*, combinée à une hydratation suffisante (de 1 ½ à 3 litres de liquides par jour - qui permettra aux fibres d’être efficaces) et de l’activité physique régulière constituent la base des changements qui pourront faire une différence.

La prise de suppléments de fibres ou de laxatifs peut parfois être envisagée. Une consultation médicale peut s’avérer nécessaire.

Une problématique autre que la maladie cœliaque peut être en cause (comme le syndrome de l’intestin irritable), mais il est également fort possible que ces symptômes soient reliés à une alimentation contaminée par le gluten ou encore à une modification des habitudes de vie. Il est utile de se poser les questions suivantes, qui sont des pistes pour évaluer le risque de contamination dans le régime sans gluten :

  • Est-ce que je me permets des petits écarts occasionnellement?
  • Est-ce que je prends toujours le temps de lire les étiquettes des produits que je consomme (particulièrement ceux qui ne portent pas la mention ‘SANS GLUTEN’, et ce même pour les produits que j’ai l’habitude d’acheter? 
  • Si j’ai un doute sur une contamination possible ou sur un ingrédient, est-ce que j’en consomme tout de même?
  • Est-ce que j’évite d’acheter des aliments en vrac?
  • Est-ce que la majorité des aliments que je consomme sont préparés à la maison?
  • À la maison, est-ce que les membres non cœliaques de la famille utilisent les mêmes contenants que moi (ex. pots de confiture, beurre, beurre d’arachide, etc.)? 
  • Et que mon grille-pain est strictement dédié à mon pain sans gluten?
  • Est-ce que les ustensiles, contenants, planches à découper et surfaces de travail sont toujours propres et donc exempts d’une contamination possible?
  • Est-ce que je fréquente souvent des restaurants?  Lorsque je le fais, est-ce que je m’assure de contacter le restaurateur à l’avance afin de lui transmettre l’information nécessaire aux restaurateurs et de poser des questions ou est-ce que je ne fais que tasser de mon assiette ce qui est ou pourrait être problématique pour moi?
  • Est-ce que j’ai modifié mon alimentation (par exemple, ai-je fréquenté de nouveaux endroits, consommé de nouveaux aliments, ajouté des aliments riches en fibres de façon drastique, sauté des repas ou mangé de façon insuffisante pour combler mes besoins, augmenté ma consommation de café, d’alcool, d’aliments riches en gras ou épicés, etc.)?
  • Est-ce qu’il y a quelque chose de différent dans ma vie dernièrement? (par exemple, stress nouveau, etc.)

Ces questions mèneront peut-être vers des pistes de solutions.  Il faut bien s’approprier le régime sans gluten afin de bien l’appliquer et opter pour des habitudes de vie saines.  Un(e) nutritionniste spécialisée est en mesure d’aider la personne cœliaque à suivre de façon stricte le régime sans gluten tout en s’assurant que les besoins nutritionnels sont comblés.   Si les symptômes persistent, contacter son médecin peut s’avérer nécessaire.

Oui. Le poulet de grain n’est pas plus problématique que les autres poulets ne portant pas cette mention (et qui ont également une alimentation composée de grains). Il a donc sa place dans l’alimentation sans gluten. Il faut toutefois s’assurer de l’absence de gluten dans les ingrédients (ex. panure à base de blé) ou par contamination croisée (ex. planches à découper contaminées).

En ce qui concerne un dentifrice contenant du gluten, il faudrait que la personne ingère une quantité suffisante de gluten pour déclencher la réaction. Des études contrôlées seraient donc nécessaires pour le confirmer afin de mesurer la réponse immune spécifique. De plus, la Mayo Clinic, un centre de référence pour la maladie cœliaque, a publié en janvier 2015 une réponse à cette question concernant ce sujet. Dr F. Picco, gastroentérologue, mentionne que les produits de soins pour la peau contenant du gluten ne causeraient pas de problème pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque, sauf ceux qui sont utilisés pour les lèvres ou autour de la bouche. Aussi, on doit évaluer le risque d’ingestion en cas d’utilisation de crème pour les mains. Quant à la dermatite herpétiforme, elle est causée par l’ingestion de gluten et non par le contact de la peau avec le gluten. Il est possible que la réaction cutanée observée chez les personnes qui utilisent un produit qui contient du gluten soit causée par une allergie au blé ou à une autre substance.

Pour les individus intolérants au lactose, mis à part le risque augmenté de voir apparaître des symptômes tels que les gaz, le ballonnement et la diarrhée, il n'y a aucune conséquence grave associée à la consommation de lactose pour la santé générale. L’ingestion de lactose n'est aucunement associée au développement futur de pathologies plus graves dont le cancer.

L’amidon modifié est un amidon qui a été transformé par voie chimique, enzymatique ou physique afin de changer certaines de ses caractéristiques. Il est principalement utilisé dans les aliments pour stabiliser leur texture, épaissir le produit fini ou encore comme agent anti-adhérent pour éviter que les aliments ne collent aux surfaces pendant ou après leur fabrication. Les céréales utilisées dans la fabrication de ces amidons sont généralement le blé, le maïs, la pomme de terre et le tapioca. L’important est donc de s’assurer de connaître la source de cet amidon qui peut contenir du gluten ou être contaminé avec du gluten. Depuis 2012, au Canada, les fabricants ont l’obligation de déclarer, sur les étiquettes de leurs produits alimentaires, la céréale utilisée dans la fabrication des amidons ou amidons modifiés contenus dans ces produits. Ainsi, au lieu de voir apparaître les mots «amidon modifié» sur une étiquette, on pourrait lire : «amidon modifié (blé)» ou «amidon modifié (maïs)».

Plusieurs stratégies sont en développement ou en essai thérapeutique afin de découvrir une voie alternative au régime sans gluten. L’utilisation de suppléments enzymatiques capables de bloquer l’effet toxique du gluten constitue actuellement l’une des stratégies les plus prometteuses. Toutefois, les recherches se poursuivent afin de confirmer les résultats et de conclure qu’il s’agit d’une approche sécuritaire et efficace pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque. En effet, on ne peut pas avancer que ce type de supplément est efficace s’il n’a pas été testé sur deux groupes, comme on le fait avec un nouveau médicament : un groupe qui utilise ce supplément et qui suit une diète avec gluten et un autre qui le consomme avec un régime sans gluten. Il est aussi important de mentionner qu’à partir du moment où la personne cœliaque débute un régime sans gluten, il s’ensuit normalement une diminution des symptômes qui est variable dans le temps et qui dépend de l’état de dégradation de l’intestin observé avant l’introduction du régime sans gluten. L’unique  traitement actuel de la maladie cœliaque demeure donc le régime strict sans gluten.

Les symptômes peuvent s’améliorer sans que la réaction immunitaire ne soit complètement disparue. Il est aussi possible que la diminution des symptômes soit causée par l’effet qu’on appelle « placebo », c’est-à-dire que l’amélioration n’est pas causée par la prise du supplément mais par un effet positif de nature psychologique ou physiologique attribué à la croyance en l’efficacité du supplément.

Environ 20 % des personnes qui souffrent de la maladie cœliaque ont, dans leur parenté, d'autres personnes ayant la même maladie.